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Lundi 8 octobre 2007

La guerre du pétrole : L’arme absolue : VW Lupo 3L TDI

Peut on encore rouler sans se ruiner ?

 

La nécessité économique est vraiment quelque chose de formidable. C’est sous son effet que nous devenons petit à petit des « périurbains ». Acquérir une maison correcte au centre d’une ville un tant soit peu importante est devenu un rêve inaccessible au commun des salariés et y posséder 1200 m² pour y entretenir un jardin et un potager qui se respectent n’est même plus à la portée de bien des petits bourgeois.

Il nous faut donc migrer : nous exiler à 25 kilomètres ou pire des lieux autour desquels gravitait notre vie d’hommes des villes : les bureaux où homo urbanis gagne ses euros et  les hypermarchés où il les dépense. C’est au prix de cet exil que le jardin de nos rêves n’est plus un rêve de riches … encore que ça coûte tout de même la peau des fesses à un rond-de-cuir.

Remarquez : être périurbain est loin de n’avoir que des inconvénients ! Essayez un peu de voir la Voie lactée pour de bon depuis le balcon d'un appartement d'un centre ville pollué, essayez simplement d’y respirer quelque chose qui ait encore l’odeur de l’air pur. Essayez de jouir, Zen, d’une demi journée de vrai silence. M’est avis qu’en réalité un périurbain bien loti, qui a dégoté la terre de ses rêves est comme un Hulot en vacances, au vert tous les soirs et tous les week-ends que Dieu fait. Sans compter les RTT et autres jours fériés qui sont si bons à passer dans sa datcha à la campagne, mais sans avoir à se farcir les emboutes des retours ; puisque chez soi c’est déjà la campagne. Plus besoin non plus de travailler plus pour dépenser de plus en plus de fric à rembourser pendant un demi siècle un prêt immobilier carrément dément. Le périurbain veinard applique une tout autre devise : Dépenser moins pour travailler moins et profiter plus de la vie et de la nature, courir moins … et au final polluer moins.  Le vrai périurbain est un sage épicurien.

Mais toute médaille à forcément son revers, sinon ce ne serait pas une médaille. Et c’est la même nécessité économique qui peut pourrir le bonheur des sages qui ont fuit les centres-villes. Car ceux qui excellent à nous soulager chaque jour d’un peu plus de nos maigres euros, pour pouvoir gagner encore assez pour entretenir des palais au centre des villes, n’ont pas manqué de remarquer que le périurbain a un talon d’Achille : Il doit quotidiennement quitter son havre de paix rural pour aller au charbon à la ville dont il tire sa subsistance. Or point de RATP dans les campagnes de la France profonde. Hormis le ramassage scolaire, on ne peut compter que sur ses jambes, ses vélos ou ses voitures pour aller au boulot. Et bien entendu là où il n’y a pas de transports en commun il y a encore moins de service minimum garanti par la loi ! Le travailleur périurbain privé de bus est donc comme pris en otage par les lobbys automobile et pétrolier, condamné à posséder et à entretenir à grands frais un moyen de transport dont le coût a vite fait de détruire son fragile bonheur. Travailler encore plus, pour gagner de quoi payer de plus en plus cher le carburant nécessaire pour aller travailler. Il faut avouer que c’est presque pire que la galère !

Pour conjurer ce sort il nous fallait diviser au moins par deux notre facture de carburant, sans bien entendu nous ruiner à l’achat d’un de ces prototypes pour écolos bobos bourrés de fric. Les nouvelles technologies d'économie d'énergie coûtent le plus souvent un prix si dissuasif pour l'utilisateur moyen qu'elles ne servent finalement à rien ! Nos services secrets on cherché sur Internet et ils ont fini par trouver la bonne occase, la perle rare et l’arme absolue contre les pompes à fric (et donc à heures de travail), ces pompes à vie que sont devenues les stations services.

Ce n’est pas un scoop : la Volkswagen Lupo 3L TDI mérite depuis 1999 sans contestation son titre, confirmé par plusieurs records homologués, de voiture de grande série championne du monde de l’économie de carburant. 3L ça signifie une consommation moyenne de 3 Litres de gazole au 100 Km ce qui donne une autonomie de plus de 1000 km…et seulement 81g/km de CO2 rejetés dans l’atmosphère ! C'est-à-dire au final un résultat imbattable et déjà nettement meilleur que celui de la coûteuse Toyota Prius.

 Pour réaliser ce prodige la Lupo 3L dispose d’une aérodynamique poussée, d’un moteur turbo diesel ultra moderne et performant équipé d’injecteurs pompes dernier cri, d’une boite robotisée séquentielle DSG à 5 vitesses mécaniques et d’un programme ECO de gestion du couple moteur et de passage des vitesses assez malin pour couper et redémarrer automatiquement le moteur au feu rouge et mettre le véhicule en roue libre toutes les fois qu’on n’a besoin ni d’accélérer ni de freiner. La micro voiture substantiellement allégée par de nombreux composants en aluminium et en magnésium dépense peu pour propulser son propre poids. Rouler à 130 et jusqu’à 165 Km/h si on le décide ne lui fait pas peur et le turbo à géométrie variable sait en permanence fournir la puissance et la motricité voulue en cas de nécessité. Vu que la voiture roule le plus souvent en cinquième, et ce dès 1000 tours minutes, et vu qu’à 2000 tours on est déjà à 96 km / heure, le silence est surprenant. Attention à ne pas indisposer inopinément un radar grincheux !

Vous allez me dire que ce n’est une micro voiture. C’est exact. Mais c’est tout de même une Volkswagen, donc forcément du solide dont la sécurité passive n’a rien à envier à une grande, dont le moteur tourne comme une horloge, qui tient imperturbablement la route aux vitesses autorisées et qui bénéficie de la finition irréprochable de la marque. Petite, mais capable de transporter 4 personnes. Petite, mais costaud puisque parfaitement capable de dépasser les 300 000 Km sans rendre l’âme.

Voiture irréprochable ? Presque : On ne peut reprocher à la Lupo 3L que de ne pas être autre chose que ce pour quoi elle a été intelligemment conçue : Une véritable machine à rouler économiquement, écologiquement et sûrement sur des petits ou moyens parcours (même si elle s’est payé le luxe de faire le tour du monde en consommant moins de 2,5 litres au 100 km!). Vous avez 4 appuie tête, deux airbags, un volant ajustable, un économètre plutôt précis, une vraie boite séquentielle robotisée, un pot catalytique, l’ABS et même sur des modèles récents l’ESP et l’antipatinage. Mais ne cherchez pas de direction assistée, de fermeture centralisée, de climatisation ou de vitres électriques de série. Car il a fallu alléger pour réduire la consommation. Le confort est donc un peu spartiate mais suffisant et l’habitabilité royale est surprenante aux places avant même pour un grand gaillard. Evidemment, avec son coffre rikiki, la petite Lupo n’a jamais été faite pour devenir une grande routière.

Quant à ceux qui n’ont pas encore compris que le temps de la voiture jouet est révolu pour les budgets modestes, ou à ceux qui recherchent d’abord le plaisir de conduire sans compter, libre à eux de continuer à travailler plus pour payer plus cher le prix de leur passion : Chacun à le droit de trouver son plaisir comme il le désire. Mais c'est vrai : la Lupo 3L n’est vraiment pas faite pour le plaisir.

 

J’utilise la Lupo 3L d’occase dont je suis devenu propriétaire pour disons trois bouchées de pain. Je confirme que je mets exactement le même temps pour me rendre en toute sécurité là où je vais d’habitude qu’avec la voiture vorace qu’elle a remplacée. Je confirme que ma consommation est de l’ordre de 3 à 3,3 litres au100 km en roulant très tranquillement sur un trajet ¾ route ¼ ville. Je confirme que le plein qui me coûtait 80 euros me coûte maintenant 35 euros pour faire exactement le même nombre de kilomètres (Ce qui représente une économie de 6 heures de travail payées au SMIC par plein autrement dit de 56%). Je confirme qu’on peut être satisfait de se foutre complètement des radars vu qu'on "roulecoule", bien content de ne plus se tuer au travail pour engraisser encore plus les compagnies pétrolières et payer à l'Etat une TIPP exorbitante, avec en prime conscience de conduire la voiture de série la moins polluante du monde. J’aime ça !

 P.S : Ne cherchez pas de Lupo 3L neuve. Cette petite merveille technologique coûtait trop cher à fabriquer et donc à vendre et Volkswagen en a définitivement arrêté la production depuis 2005. Aucune voiture de série neuve au monde ne peut actuellement égaler ses performances.  Mais qui sait ? Vous serez peut être aussi assez verni pour en dénicher  une d’occasion avec peu de kilomètres.

Pour la consommation l’émission de CO2 de la Lupo 3L Voir le site de l'ADEME :

http://www.ademe.fr/auto-diag/transports/car_lab/carlabelling/Top10.asp?PageNo=1&carburant=GO

par Little Big Blog publié dans : micromaison
Lundi 14 novembre 2005
Faire construire sa maison: Peut on vraiment faire confiance à un constructeur ?
J B constructions maisons d'en France




Bien sûr vous pouvez faire confiance à un constructeur. Mais seulement
 pour appliquer un contrat de construction au mieux de ses intérêts. Autant dire que vous devez plutôt en général faire confiance à des contrats et donc aux juges qui peuvent sanctionner ceux qui ne les respectent pas. Vous allez me dire que c'est une évidence ... Pas si sûr !


On peut avoir la naïveté de faire confiance à des personnes à l'air avenant. Avez vous remarqué combien les commerciaux ont toujours l'air sympathiques et avenants? ... Surtout avant que vous n'ayez signé LE contrat. Devant tant de convivialité, on leur donnerait presque le bon Dieu sans confession et même un peu de son amitié. Ils sont prêts à vous promettre monts et merveilles et à vous assurer la main sur le coeur que le contrat que vous signez n'est qu'un machin formel ; une simple liasse de papiers : de la vulgaire paperasse faite pour satisfaire leur direction et l'administration ! Sympathiques et avenants donc : c'est normal car personne ne ferait confiance à un vieux grigou. J'ai même entendu dire qu'un commercial habile, qui veut gagner sa prime sur un contrat d'un montant de 100000 euros et plus, peut simuler la convivialité et la sympathie mieux qu'une pu tain professionnelle simule le désir ou l'orgasme pour quelques euros !

Mais de telles idylles ne sont pas faites pour durer. Une fois le contrat signé, le commercial, qui a d'ores et déjà gagné sa prime et qui se fout donc désormais complètement de vous, s'efface et laisse place à une froide machine à gagner de l'argent. Il faut bien vous dire que le vendeur avec qui vous négociez le contrat ne le signe jamais lui-même. Cette tâche est dévolue à une personne grise que vous ne verrez probablement jamais les yeux dans les yeux (sauf si l'envie lui prend de modifier ou de dénoncer le contrat) et que vous n'avez donc au fond pas intérêt à rencontrer. Ce qui signifie que le "sympathique" commercial avec qui vous avez noué une relation conviviale bidon est strictement irresponsable de tous les propos qu'il a pu tenir, vu qu'il ne signe rien !  Il peut même arriver qu'il quitte l'entreprise après vous avoir fait signer ... appelé ailleurs  par des activités plus conviviales et lucratives. Bref c'est bien avec un contrat que vous êtes désormais marié.

Il est donc essentiel de vous munir d'un exemplaire du contrat avant de le signer et, pour mettre toutes les chances de votre côté, de bien parcourir à la loupe tout ce qui est écrit en tout petits caractères, de préférence en compagnie d'un avocat, si le budget et le respect des délais sont importants pour vous. Etant entendu qu'une négligence de votre part sur ce point peut faire facilement augmenter  votre budget initial de 10%, quand ce n'est pas franchement pire.

Un contrat signé est une chose ; une maison terminée c'est autre chose. Il faut d'abord bien comprendre que, par nécessité, un constructeur vous vend un bien qui n'existe pas encore. Il vous vend un projet de construction défini contractuellement par un plan, des spécifications précises, et surtout des délais de réalisation et un prix qui peuvent largement excéder ce dont vous avait aimablement parlé votre soit disant copain vendeur  faux jeton et même ce que stipule le contrat initial.

L'ennui c'est que, comme le font certaines compagnies aériennes, le constructeur a tendance à pratiquer le "surbooking" : Au moment où il vous vend son projet il ignore précisément s'il aura les moyens de le réaliser dans le délai bidon "promis" par le commercial. L'essentiel est pour lui que vous ne signiez pas avec un autre ! Sans compter qu'il n'est pas non plus maître des moyens de réaliser votre projet. Que les autorisations administratives tardent à être accordées, que les banques fassent des erreurs dans la gestion des prêts, que des artisans fassent faillite et laissent votre chantier en panne pendant des mois, que son bureau d'étude (en gros un métreur surchargé de travail et un ordinateur) se trompe dans ses commandes, que des matériaux commandés ne soient pas livrés, etc. Autant d'aléas dont il est irresponsable. De toute façon c'est à vous de faire les frais de ces contre temps.

Vous allez me dire : Mais à quoi bon payer un irresponsable ? Réponse : en principe pour assurer la logistique et le suivi de votre projet ; ce pour quoi il se fait payer plutôt cher. C'est pourquoi ceux qui peuvent et savent assurer cette logistique eux-mêmes peuvent avoir intérêt à se passer d'un constructeur.  Ce qui résoud la question posée.

Mon expérience avec deux constructeurs.

Premier constructeur Maisons d'en France
: Le vendeur m'a fait signer un contrat avec la mention "prix ferme et définitif". Six mois après,
alors que la mise au point technique pour la construction (choix de sanitaires, carrelages, etc) avait déjà été faite et que la banque m'avait accordé le crédit immobilier, un directeur commercial (Dieu ait son âme) a attendu que j'aie payé le terrain et que je ne puisse donc plus faire machine arrière pour me convoquer quelques jours après. Il m'a alors froidement informé (sans  sourire, comme un parfait salaud tranquille) de son refus d'exécuter le contrat au prix soit disant "ferme et définitif" convenu avec la charmante vendeuse (qui entre temps avait quitté la boite !), au motif que la banque et l'assurance avaient mis trop de temps à boucler la demande de crédit. Il m'a alors carrément proposé de signer un nouveau contrat en augmentant son tarif de 12% ! Ce que j'ai refusé. Le salaud n'avait même pas l'air d'avoir honte. Oui c'est parfaitement dégueulasse ; mais c'est la stricte vérité : j'ai tous les papiers chez moi dans un tiroir.

Deuxième constructeur JB J B Constructions  : Un malheur ne va jamais seul. Suite à l'attitude "dégueulasse" de maison d'en France, j'ai contacté, pour mon malheur, un autre " bâtisseur de confiance " début février 2005. Je disposais à cette date du terrain, du permis de construire et du prêt bancaire parfaitement débloqué. Il n'y avait donc plus qu'à construire la maison. J.B. constructions s'est engagé à faire commencer les travaux au plus vite. Mais il a tout de même fallu attendre début juin 2005 pour ouvrir le chantier. Aux dires du commercial et du conducteur des travaux, la petite maison (seulement 60 mètres carrés de plein pied) devait pouvoir être construite très rapidement : terrain pratiquement plat, accès très facile et déjà remblayé, robinet d'eau déjà branché, architecture très simple et surtout très petite surface de plein pied ;  bref il n'y avait qu'à construire.

Mais il y a une grande différence entre les promesses bidons et la pratique. Suite à des erreurs invraisemblables de logistique, à l'emploi d'artisans qu'on envoie travailler sur votre chantier quand ils n'y a rien de plus rentable à leur faire faire (bravo néanmoins au deuxième maçon qui a remplacé le premier qui avait carrément abandonné le chantier), et à un suivi irresponsable du chantier (trois conducteurs de travaux différents en quelques mois), la construction a duré près de 10 mois, pendant lesquels le chantier est resté en panne plus de la moitié du temps ! Il n'a fallu que quatre jours pour monter les murs en aggloméré (bravo pour le deuxième maçon). Mais la plupart du temps personne ne faisait tout simplement rien sur le chantier ! JB constructions a réalisé un record de lenteur : "réussir" à construire environ 6 M² par mois.
Difficile de faire plus nul. Sans compter que j'ai fait moi-même les tranchées de raccordement égout, eau, électricité, téléphone, les branchements d'eau et de tout à l'égout, les plafonds et finitions intérieures et le drainage autour de la maison).
Je ne parle pas de l'incompétence de la conduite des travaux et des services techniques qui commettent erreur sur erreur en ne lisant tout simplement pas le contrat et les documents écrits dont ils disposent. (Par exemple une erreur dans des commandes a allongé la durée de la construction de deux mois, simplement parce que le conducteur des travaux n'a pas lu les instructions très précises que je lui avais écrites noir sur blanc). De sorte que le client est obligé de surveiller lui-même la conduite des travaux et de faire rectifier les erreurs commises. Mais, comme je l'ai dit plus haut, à quoi bon payer cher des gens si irresponsables qu'il vous faut vous-même passer derrière eux pour contrôler et rectifier leurs erreurs et bien sûr en payer très cher le prix ?

Je dois enfin signaler que le contrat de construction comportait un vice de forme délibéré ... ça ne s'invente pas puisque j'en ai toujours un exemplaire. JB constructions y désignait pour recevoir les fonds à déposer en consignation, en cas de réserves à la réception des travaux, des organismes de consignation avec lesquels il n'avait en réalité aucun accord. Conséquence : suite à une grave malfaçon, il m'était impossible de consigner la somme de 5% du prix de la construction. Un cadre supérieur de JB constructions (l'air important avec cravatte etc.) a été assez idiot pour avoir le culot de me proposer (bien entendu
verbalement) de  verser directement cette somme par un chèque séparé à l'ordre de JB construction ; chèque censé n'être encaissé qu'après la levée des réserves (ce que j'ai bien entendu refusé de faire, vu que je ne suis pas un imbécile). Or cette  entourloupe est  formellement  interdite par la loi puisqu'elle revient à chercher à priver le client de la possibilité de bloquer effectivement des fonds en cas de malfaçon. JB construction n'ayant pas eu l'honnêteté élémentaire de répondre au courrier recommandé que je lui ai adressé à ce sujet (courrier dont j'ai bien entendu gardé la copie), j'ai donc dû conserver la somme sur mon compte ; et je ne la lui ai versée qu'après la levée des réserves. Difficile décidément de faire confiance à des gens qui introduisent sciemment une clause bidon, inapplicable et donc juridiquement nulle dans un contrat, et qui ont le culot de tenter de mener le client en bateau en lui réclamant un chèque qu'ils savent ne pas avoir le droit de détenir !

P.S : Les commentaires (voir commentaires de cet article) qui vont dans le sens des faits que je rapporte et qui citent à plusieurs reprises le nom de la société JB constructions ne sont pas de moi. Je ne suis donc pas autorisé à les censurer. Les faits cités dans mon article sont véridiques ... Mais le lecteur est invité à les considérer comme une fable ; puisque, comme chacun sait, tout va parfaitement bien dans le marché de la construction !!!

J.B constructions  maison d'en France
par Little Big Blog publié dans : micromaison
Vendredi 5 août 2005

La guerre des taupes. Episode II : L’ère du Robot.

Sommes nous encore seuls dans l’univers ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avions gagné la bataille contre les Chtons. (Voir la guerre des taupes épisode I). Mais après que ces envahisseurs souterrains eurent été chassés, il nous fallut penser à la pelouse. Dans l’état de délabrement où l’avait laissée la guerre, elle ressemblait plus à un champ de bataille, livré aux mauvaises herbes, qu’à une pelouse digne de ce nom. Et par-dessus le marché, des hommes rudes n’ont pas tardé à venir torturer notre terre avec de redoutables engins, sous prétexte de construire une maison qui de fait se réduit à deux misérables rangées de parpaings depuis bientôt deux mois. Leurs machines ont achevé de transformer notre domaine idyllique enune terre désolée et sordide couverte de taupinières géantes : un chantier !

Heureusement nous avons réussi à préserver un sanctuaire de quelques ares où des légumes opposent à la sécheresse une résistance opiniâtre et où le « chantier » n’a pas réussi à étendre son emprise. C’est de là que partirait la reconstruction. La pelouse étant dévastée et le chantier étant en panne, il n’y avait plus qu’une chose à faire : nous préparer à planter du vrai gazon. Il n’a pas été bien difficile d’achever le peu d’herbes moribondes que l’ardeur du soleil n’avait pas encore brûlées. Du glyphosate générique a fait ce travail aussi bien que Roundup, puisque c’est exactement le même produit avec la marque, la pub et donc le prix exorbitant en moins. Mais labourer cette terre desséchée c’était une autre paire de manche. J’avoue que nous ne nous ne nous en serions pas sortis sans l’aide de notre petit ami Mobby. Dans un nuage de poussière infernal, il est parvenu à creuser et à retourner une terre pétrifiée par la sécheresse. On devine la suite : après moult labours, il faudra y semer cet automne un vrai gazon bien costaud et bien rustique dans une nouvelle terre vierge de toute mauvaise herbe, de larves sournoises d’hannetons et surtout de taupes.

Mais alors que j’ai été saisi d’une angoisse : Je me souviens encore de l’image d’un pauvre esclave que je voyais chaque week-end dans son jardin, sans cesse attaché à l'impitoyable tondeuse qui le tractait inexorablement. Hagard, épuisé, résigné, il suivait cette machine comme on suit son destin. L’homme a bien aboli l’esclavage, mais il a inventé le gazon ! Alors, à quoi bon la liberté, à quoi bon les 35 heures et les RTT, si c’est pour se retrouver chaque jour de congé durement gagné enchaîné à une tondeuse, comme un misérable galérien sans espoir ? Non ! Je ne me résignerais pas à une telle infamie. Je ne sacrifierais pas ma douce retraite à une pelouse. Il fallait une échappatoire pour conjurer le triste sort qui m’attendait : finir ma vie en tondeur de gazon.

Nos services secrets ont longuement cherché sur Internet et ils ont fini par trouver. Le Libérateur, le Messie existe. Il s’appelle Robomow !

Robomow (pour nous Robby) est un vrai robot ; et un robot amical : « friendly » disent ses créateurs. Sa fonction est très simple : il tond le gazon à votre place pendant que vous faites autre chose (l’amour par exemple) … ou que vous ne foutez carrément rien du tout ! Comment est-ce possible ?

Robby n’a pas de cerveau positronique, mais une électronique sophistiquée,  un microprocesseur et une Rom. Il est truffé de capteurs et possède un système de navigation évolué. Sous son ventre trois chambres de mulching équipées de lames rotatives ultrarapides pulvérisent si finement  toute l’herbe qui se trouve sur son chemin qu’il n’est même pas besoin de la ramasser : elle se transforme en un engrais vert vivifiant ! Robby est vraiment un robot écolo : Il se contente de l’énergie électrique de ses batteries. Donc pas d’essence, pas d’huile, pas de vidange, pas de starter à tirer, pas de fumée … et surtout presque pas de bruit : Pollution minimum!  Bien sûr Robby sait  éviter les obstacles qui lui barrent la route et il sait surtout où il ne doit jamais aller. Car, entre votre pelouse et votre merveilleux parterre fleuri ou votre piscine, vous aurez dressé une barrière invisible mais pour Rob absolument infranchissable : Un simple câble électrique fixé sur la pelouse ou enterré. Si Rob ne détecte pas le signal de ce câble il reste tout simplement immobile et impuissant. Sitôt que ce câble est alimenté par une mini centrale électronique, il peut fonctionner si son maître le lui ordonne, mais seulement à l’intérieur de la boucle qu’il délimite.

Rob est un robot docile et extrêmement prudent. Il applique strictement la première loi de la robotique : ne rien faire qui puisse nuire à un humain. Essayez un peu de le soulever quand il tond. Il s’arrête instantanément et vous informe imperturbablement du danger … puisque bien sûr il parle !

 Pour l’instant Rob fonctionne seulement dans une boucle expérimentale. Il deviendra pleinement opérationnel quand le nouveau gazon aura poussé. Mais c’est déjà un bonheur de déguster une bière bien fraîche en le regardant bosser à ma place. Ah ! Vivement la machine à corriger mes copies ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Little Big Blog publié dans : micromaison
Samedi 14 mai 2005

La guerre des taupes. Episode I : L’arme fatale.

Nous avons gagné une bataille. Mais avons nous gagné la guerre ?

Après bien des déboires avec la banque et l’assurance, nous avons enfin pris possession de notre terrain. En principe ça devait être notre chez nous. Mais l’agent immobilier et le notaire s’étaient bien gardés de nous dire la terrible vérité : Ce terrain était déjà habité par des envahisseurs chtoniens. Ils en avaient investi le sous sol et y menaient depuis bien longtemps leur oeuvre dévastatrice. Nous avions donc le choix entre nous approprier notre territoire ou consentir à camper sur le territoire des taupes. Et nous n’avions vraiment pas envie d’habiter chez des taupes !

 Nous avons bien essayé de négocier. Mais allez donc montrer à une taupe un titre de propriété ; allez donc lui intimer de s’installer ailleurs par constat d’huissier etc. Rien à faire ! Les plénipotentiaires de l’ennemi invoquaient obstinément le droit primaire du premier occupant. Et notre jardin, miné de toute part, truffé de casemates taupinières, commençait à ressembler à Verdun. Alors nous avons passé une alliance sacrée avec nos amis les vers de terre et décidé ensemble de passer à la contre offensive : La guerre des taupes venait de commencer.

A la guerre on dit que tout est permis : La nécessité stratégique autorise à bouter l’adversaire hors du territoire par tous les moyens. Nous avons pris conseil. Un voisin nous a parlé de la façon dont il avait jadis mené ce combat sans merci. On pouvait disait il détruire l’ennemi par un poison mortel. Mais il aurait fallu pour cela sacrifier bien des lombrics innocents qui sont nos alliés. Et la mort infligée à l’ennemi pouvait s’accompagner de cruelles souffrances. Sans compter que la taupe est maligne et méfiante et ne s’en laisse pas facilement conter. Idem pour les pinces qui écrasent inexorablement pattes et museaux et promettent une longue agonie … quand bien sûr l’animal rusé daigne s’en approcher. Gazer ou inonder les galeries était vain ; puisqu’il y a évidemment des millénaires que la race des taupes a appris à se protéger des inondations ! On pouvait encore consentir au sacrifice d’empoisonner les galeries de l’ennemi avec des hydrocarbures puants. Terrible sacrifice auquel notre voisin avait dû se résoudre en désespoir de cause. C’est ainsi qu’il avait réussi à chasser l’envahisseur en consentant à empoisonner sa propre terre : Imaginez vous un bombardement nucléaire de son propre pays ! Un chien veillait désormais sur son territoire et sa présence les avait dissuadées de le réinvestir … Bien sûr, puisque désormais c’est chez nous que ces envahisseurs campaient !

Chassez la taupe, elle revient au galop. Il fallait donc tuer. Car il n’y a hélas pas moyen de faire la guerre sans violence. Pour détruire l’ennemi, il nous fallait donc une arme mortelle, absolument imparable pour lui et totalement inoffensive pour nous.

Nos services secrets ont longuement cherché sur Internet et dans les jardineries ; et ils ont fini par trouver. L’arme fatale existe. Elle s’appelle ERADIC LE DETAUPEUR !

Eradic est une arme faite pour tuer sans souffrance. L’animal périt instantanément, foudroyé par une explosion, sans avoir eu à redouter sa mort ou à vivre une longue agonie.

Eradic est une arme imparable parce qu’elle utilise une conduite instinctive de la taupe : La taupe ne peut absolument pas s’empêcher de reboucher automatiquement une taupinière, pour peu qu’on l’arase et qu’on mette la galerie à jour. Elle vient alors instinctivement entreprendre d’obturer ce trou avec de la terre. C’est plus fort qu’elle. Et c’est ce qui lui est fatal. Car Eradic veille : Sitôt que la taupe commence à boucher le trou, la terre qu’elle soulève pousse un levier qui active instantanément un détonateur électrique. La redoutable bombe qu’on a auparavant placée dans la galerie, et qui se trouve alors à proximité immédiate de l’animal, explose inexorablement. Et c’est la mort instantanée, assurée et sans souffrance.

Résultat : Au bout de quelques jours de lutte acharnée et de quelques explosions, nous avons gagné la bataille du printemps. C’est certain. Certes, la guerre des taupes n’est pas finie. Nous savons bien que d’autres reviendront tôt ou tard. Mais nous savons aussi que quand elles reviendront, nous aurons les moyens de défendre notre territoire.

N.B. : Cet article présente seulement mon expérience d'utilisateur sans aucun but commercial.

Suivi : Un an après, une taupe a commis l'erreur de tenter de s'installer au fond du jardin. Le diagnostic était facile à faire : présence près du composteur de deux ou trois taupinières qu'elle a évidemment pris soin de reboucher, après que je les aie mises à l'air. J'ai immédiatement installé le piège et le lendemain matin j'ai constaté qu'elle était morte. L'animal étant seul je suis de nouveau tranquille. Moralité : il vaut mieux conserver son détaupeur pour réagir immédiatement en cas de nouvelle tentative d'invasion.

Suivi : Pièces détachées : un lecteur du blog communique les informations suivantes : " Après recherche / téléphone ce sont entre autre les magasins POINT VERT qui peuvent commander les pièces détachées.Il s'agit d'un petit sachet contenant divers pièces au prix de 6 euros, super mais seulement voilà ils sont obligés de commander minimum 10 sachets ! L'appareil est super bien mais il n'est pas donné !"

ATTENTION : le détaupeur fait exploser un pétard de faible puissance mais suffisant pour «blaster» une taupe. Il peut donc aussi être dangereux pour d’autres êtres vivants. Il possède une double sécurité : il ne se déclenche que si on y a mis des piles et si on l’a armé. Mais il est clair que si vous ne pouvez pas contrôler ce que font vos enfants, il ne faut pas le posséder. Il vaut aussi mieux s’assurer que d’autres animaux ne peuvent pas le déclencher inopinément, par exemple en disposant un cache en grillage au dessus du piège actif. Il faut en tout cas suivre rigoureusement le mode d’emploi.

IN ENGLISH: WARNING: The Molebalster (in French, "Le Detaupeur")  employs
a weak explosive charge, sufficient to kill a mole, that can also be
dangerous to other creatures. The Moleblaster has two safety devices.
Firstly it will only operate once the battery is installed and secondly it
must be armed. In addition, a wire mesh basket or similar device may be
placed over the Moleblaster. The Moleblaster should not be used where it
could harm children or animals. Always read the instructions.


Taupe detaupeur eradic piège moleblaster kill how to get rid of moles demo

 

par Little Big Blog publié dans : Expériences
Mercredi 11 mai 2005

Notre première tour à patates expérimentale. (Blog en construction).

Une catastrophe agronomique

Le procédé consiste à cultiver les pommes de terre dans une grande tour en grillage ou en tout autre matériau, ce qui permet d'augmenter la hauteur du buttage et en principe d'obtenir un rendement très important ; puisque la longueur des tiges peut atteindre un mètre et donc le nombre de tubercules augmenter en conséquence. Certains parlent d'un rendement de 60 à 100 Kg au mètre carré !

L'idée nous a paru assez séduisante pour l'essayer ... par pure curiosité pour l'instant. Mais si ça marche, qui sait si nous n'en ferons pas pousser dans le séjour ou dans la baignoire ?

Voici donc l'histoire de l'expérience en images.



  • L'ossature de la tour est réalisée avec de la maille carrée 1cm en plastique vert de Nortène jardin formant un cylindre d'environ 70 cm de diamètre.



  • Le cylindre est assemblé et maintenu par des liens en fil de fer.



  • L'intérieur du cylindre est revêtu de plastique : Nous avons utilisé un grand sac poubelle dont le bas a été découpé pour former un large tube. Nous avons appris sur Internet qu'il faut mettre le sac à l'envers pour que la terre soit en contact avec l'extérieur du sac.



  • Le sac est fixé à ce qui sera le bas de la tour à l'aide d'une agrafeuse.



  • Le tube en plastique n'est fixé qu'au bas de la tour. Voici à quoi ressemble l'ensemble une fois assemblé.



  • Nous avons choisi d'enterrer la base de la tour et de planter le plants en pleine terre. Il a donc fallu creuser et bêcher un trou circulaire du même diamètre que le cylindre sur une profondeur d'environ 20 cm. L'espace entre la motte de terre et le bord du trou est destiné à bien enclaver la base de la tour.



  • Pour cette expérience nous plantons 4 plants de 2 variétès différentes (Bintje et Roseval) pour varier et comparer les résultats obtenus.



  • Il n'y a plus qu'à planter les plants ...


  • Et à les recouvrir de terre et d'un peu de fumier de cheval.



  • Le cylindre est ensuite enclavé dans le trou sur environ 20 cm de profondeur, ce qui asure la rigidité de la tour. Et le sac en plastique est enroulé sur lui-même, ce qui permettra à la future plante de recevoir de la lumière à travers le grillage. Le sac sera déroulé vers le haut au fur et à mesure de la croissance du plant et du rempissage de la tour avec du terreau.




  • Après 3 semaines de culture les plants commencent à pousser.



  • La croissance est assez rapide deux semaines après la photo précedente (5 semaines de culture). Nous traitons préventivement la plante contre le mildiou et le doryphore. Malheureusement l'un des plants semble se développer trop lentement par rapport aux autres. Nous pensons que nous aurions mieux fait d'utiliser la même variété pour tous les plants.


  • Nous avons commencé à butter avec un mélange de terreau et de terre de jardin tout en déroulant le tube en plastique vers le haut. Les plantes occupent maintenant environ le tiers de la hauteur de la tour. 

Le 2 octobre 2005 : echec total de l'expérience

Nous avons ouvert la tour pour constater que nous n'avons pratiquement rien obtenu.

Causes probables de cet échec :

  1. Toutes les cultures ont souffert de la sécheresse.
  2. Nous avions planté les pommes de terre  en pleine terre et les plants ont  été attaqués par des vers blancs (larves de hannetons) qui ont aussi fait des ravages dans nos autres cultures. Nous en avons retrouvés près d'une vingtaine dans la tour.

Moralité :

  1. Je renouvellerai l'expérience dans une tour isolée du sol et avec un terreau traité contre le ver blanc.
  2. J'ai déclaré la guerre au hanneton et à ses larves. L'écosystème à fonctionné pendant des millions d'années sans l'homme et sans le hanneton. Il fonctionnera encore plus longtemps sans les hannetons de mon jardin et leurs larves qui sont les pires des ravageurs pour le jardinage.


Remerciements
:
Un grand merci aux sites qui nous ont inspirés, notamment :
http://galerie.lamijardin.net/pierre
http://www.onpeutlefaire.com/fichestechniques/ft-tour-a-pommes-de-terre.php
http://www.eco-bio.info/forum/upload/index.php?showtopic=334

par Little Big Blog publié dans : micromaison
 
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